Mieux dormir pour être en forme

Publié le 14.03.2016  |   Dossier 2018-10-05

Nous passons en moyenne un tiers de notre vie à dormir et cette activité est essentielle pour avoir de l’énergie, conserver sa vigilance et surtout rester en bonne santé. Pourtant, 45 % des Français âgés de 25 à 45 ans considèrent qu’ils dorment moins que ce dont ils ont besoin.

besoin sommeil - actu mieux etreLes obligations familiales ou professionnelles, mais aussi les mauvaises habitudes, comme le fait d’avoir une alimentation déséquilibrée, ont une influence sur le sommeil. Sa qualité et sa durée peuvent en pâtir. Mais pour passer une bonne nuit dans les bras de Morphée, encore faut-il comprendre le fonctionnement de son corps et les mécanismes du sommeil.

Pourquoi a-t-on besoin de dormir ?

Tout comme la respiration ou la digestion, le sommeil fait partie des fonctions vitales pour l’organisme. C’est un moment de récupération pour le corps et le cerveau. « Il permet une réparation tant au niveau cellulaire qu’au niveau physiologique », précise le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). Il joue également un rôle dans le maintien des fonctions d’apprentissage, de mémorisation et d’adaptation. « Pourtant, en France, 30 % de la population ne dort pas assez pendant la semaine, observe le docteur Adrien. Or cette dette de sommeil a un impact sur la santé : elle favorise l’obésité, le diabète, l’hypertension et les troubles anxieux. »

Comment le sommeil est-il structuré ?

Il existe deux types de sommeil : le sommeil lent, avec une activité cérébrale ralentie, et le sommeil paradoxal, avec une activité cérébrale intense. Le passage de l’un à l’autre constitue un cycle de sommeil qui dure en moyenne quatre-vingt-dix minutes. Au cours de la nuit, quatre à cinq cycles se succèdent. « En première partie de nuit, le sommeil lent est plus profond qu’en deuxième partie, explique Joëlle Adrien. C’est pour cette raison que les trois ou quatre premières heures de sommeil sont les plus récupératrices. »

Quelle est la bonne durée d’une nuit de sommeil ?

Les besoins de sommeil diffèrent d’une personne à une autre. En moyenne, un adulte dort entre sept et huit heures par nuit. « La durée idéale d’une nuit est celle qui permet de se sentir en forme et de fonctionner normalement au cours de la journée, indique le docteur Adrien. Il est donc important de bien se connaître pour pouvoir respecter ce besoin ainsi que les horaires propices au sommeil. En résumé, il faut savoir coopérer avec son horloge biologique. La période des vacances permet d’apprécier ses besoins. Après une journée d’activité normale, il faut aller se coucher dès que l’on a sommeil, puis noter l’heure de son réveil spontané et renouveler l’expérience. »

Comment le sommeil évolue-t-il avec l’âge ?

La durée et la qualité du sommeil évoluent tout au long de la vie. Un nouveau-né dort environ seize heures sur vingt-quatre, un enfant de 10 ans, entre dix et onze heures. Enfin, à l’âge adulte, la durée du sommeil se stabilise entre sept et huit heures. La profondeur du sommeil diminue aussi au fil des ans. « Un enfant a un sommeil lent profond plus important en raison de la croissance et du besoin de renouvellement des cellules, souligne Joëlle Adrien. A l’inverse, après 50 ans, le sommeil est plus léger et les réveils au cours de la nuit sont plus fréquents. »  

Léa Vandeputte

 

Les bienfaits de la sieste
Avoir un « coup de mou » ou « piquer du nez » en début d’après-midi est tout à fait normal, « c’est physiologique », assure le docteur Joëlle Adrien, présidente de l’Institut national du sommeil et de la vigilance (INSV). C’est donc le moment idéal pour faire une sieste, mais attention, pas n’importe comment. « Elle doit être courte, entre dix et quinze minutes, pour ne pas entrer dans une phase de sommeil profond et avoir du mal à s’éveiller, prévient le médecin. Il faut s’installer confortablement. On peut s’allonger sur son lit, mais il vaut mieux éviter que les conditions, lumineuses notamment, soient les mêmes que lors du sommeil nocturne. Ceux qui n’arrivent pas à se réveiller doivent programmer leur réveil pour qu’il sonne au bout de quinze minutes. En revanche, les personnes qui ont une dette de sommeil importante ou qui travaillent en horaires décalés peuvent faire des siestes plus longues. » Une fois toutes ces conditions réunies, il ne reste plus qu’à se détendre et à profiter des bienfaits de la sieste : elle réduit les effets négatifs du manque de sommeil et permet d’être plus vigilant. « Nous militons pour que la sieste soit possible dans le milieu du travail, ajoute Joëlle Adrien. En effet, le manque de sommeil a une incidence non seulement sur la santé, mais aussi sur l’absentéisme, la consommation de produits de santé ou encore sur les accidents domestiques et les accidents du travail. La sieste permet de limiter ces impacts négatifs. »

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