Les infirmières : quelles sont leur missions ?

Publié le 07.03.2017  |   Actualité 2017-03-07

Elles côtoient les malades au quotidien pour répondre à leurs attentes et soulager leur souffrance. Incontournables, les infirmières sont les professionnels de santé les plus nombreux en France : on en compte près de 600 000.

Leur rôle dans l’accompagnement et la prévention est essentiel, car les infirmières sont tenues d’assurer les soins d’hygiène, de confort et de sécurité du patient. Mais la profession – très majoritairement féminine, puisque composée de femmes à 88 % – englobe une large palette d’activités, selon les spécialisations et 
les terrains d’exercice. Prévenir, guérir et soulager : les infirmières sont sur tous les fronts, car elles apportent une aide matérielle, bien sûr, mais aussi psychologique. Elles doivent être en mesure d’analyser rapidement une situation et de rassurer les patients tout en gardant le recul nécessaire afin de se préserver sur le plan personnel.Infirmières missions - Mutuelle Mieux Etre

Des contributions multiples

Parmi leurs principales missions, les infirmières mettent en œuvre des traitements (pansements, injections…) et dispensent des soins de nature préventivecurative ou palliative, mais elles contribuent aussi à l’éducation à la santé et à l’accompagnement, dans la maladie physique ou mentale. 
Elles interviennent dans le cadre d’une équipe pluriprofessionnelle, au sein de structures et à domicile, de manière autonome et en collaboration avec les autres travailleurs sanitaires et sociaux. Si elles ont obligatoirement besoin de la prescription du médecin – les infirmières ne peuvent pas définir elles-mêmes 
le traitement d’un patient –, elles ont cependant la responsabilité de surveiller les éventuels effets secondaires. Elles ont également un rôle propre, qui consiste, après avoir évalué les besoins du malade et posé un diagnostic infirmier, à établir un plan de soins et à en organiser la mise en œuvre.

Des droits et des obligations

Dans l’ensemble de leurs activités, les infirmières sont soumises au respect de règles professionnelles, et notamment du secret professionnel. Comme les médecins et les sages-femmes, elles disposent, depuis le 27 novembre 2016, d’un code de déontologie qui recense l’ensemble de leurs droits et de leurs devoirs. Ce code de déontologie fixe notamment de nouvelles règles d’installation afin de limiter la concurrence entre infirmiers exerçant en libéral. Il indique en particulier que le professionnel pourra exercer sur un ou plusieurs sites distincts de son lieu habituel de travail, à condition qu’ils se situent sur un secteur géographique en carence et sur autorisation du conseil de l’ordre.

Le choix d’une spécialisation

La formation, dispensée dans les instituts de formation en soins infirmiers (Ifsi), s’étale sur trois années, alternant cours théoriques et stages pratiques en établissement de soins. Elle débouche sur l’obtention d’une licence en soins infirmiers, un diplôme d’Etat obligatoire et reconnu dans toute l’Union européenne.
Les infirmières diplômées d’Etat (IDE) peuvent ensuite se spécialiser. Il y a ainsi 19 074 infirmiers-ères puériculteurs-trices (IPDE). 
A l’hôpital ou en maternité, ils prodiguent des soins (prise de sang, préparation aux interventions chirurgicales, mise sous oxygène, surveillance postopératoire…) aux enfants malades, depuis le grand prématuré jusqu’à l’adolescent, et informent, conseillent et accompagnent les parents. Dans un centre de protection maternelle et infantile (PMI), les infirmières jouent surtout un rôle de prévention, de protection et d’éducation auprès des familles. Les 9 700 infirmiers anesthésistes (IADE), qui ont suivi deux années de formation supplémentaires, réalisent des soins spécifiques et des gestes techniques dans les domaines de l’anesthésie-réanimation, de la médecine d’urgence et de la prise en charge de la douleur. Quant aux 7 225 infirmiers de bloc opératoire (Ibode), ils participent aux interventions réalisées par le chirurgien et sont chargés de l’entretien et de la stérilisation du matériel opératoire (dix-huit mois de formation).
Après plusieurs années sur le terrain, certains choisissent de s’orienter vers des tâches plus administratives, en devenant cadres de santé (9 307), infirmiers cadres de santé publique (423), cadres infirmiers (5 995) ou encore cadres infirmiers psychiatriques (730).

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