Pollution intérieure : aérez votre logement !

Publié le 07.11.2016  |   Dossier 2016-11-07

Les Français passent la majorité de leur temps dans des espaces clos, que ce soit au bureau, à l’école ou encore à la maison. Or l'air intérieur est cinq à sept fois plus pollué que l'atmosphère extérieure et 10 % des logements comportent même des concentrations très élevées de plusieurs polluants, selon l’Observatoire de la qualité de l’air intérieur. Pour limiter l’impact de ces substances sur la santé, des solutions existent. La principale : aérer.

L’air que nous respirons à l’intérieur n’est pas toujours de bonne qualité. Les sources potentielles de pollution dans les bâtiments sont en effet nombreuses : appareils à combustion, matériaux de construction et d’ameublement, activité humaine (tabagisme, produits d’entretien...), air extérieur. Cette pollution a un impact sur la santé et peut faire émerger des symptômes tels que maux de tête, vertiges, irritation des yeux, du nez ou de la peau, allergies, asthme…, voire causer des intoxications et favoriser le développement de certains cancers. Pour lutter contre la pollution intérieure, Santé publique France et le ministère de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer listent les bons gestes à adopter.

Une règle d’or : aérer

aérer- mieux etreIl est recommandé d’aérer au moins dix minutes par jour, été comme hiver, afin de contribuer au renouvellement de l'air intérieur et de diminuer la concentration des polluants. Il est également important de veiller à l'entretien de son système de ventilation pour en maintenir l’efficacité. Les bouches d'entrée et de sortie d'air ne doivent pas être obstruées, afin de pouvoir évacuer l'humidité excessive et de réduire ainsi le risque de développement de moisissures.

Entretenir son chauffage

Les appareils de chauffage défectueux peuvent émettre du monoxyde de carbone. Ce gaz inodore et non irritant est toxique et peut même s’avérer mortel. Il est donc fortement conseillé de faire vérifier son appareil de chauffage et de faire ramoner sa cheminée chaque année par un professionnel qualifié.

Bien utiliser les produits d’entretien

L'utilisation de produits d'entretien peut générer des substances polluantes. Respecter les doses recommandées et aérer systématiquement après utilisation permet de préserver une bonne qualité de l’air. De même, mieux vaut éviter de mélanger les produits d’entretien, par exemple un détartrant avec de l'eau de Javel, afin de ne pas provoquer d’émanations indésirables de chlore, un gaz irritant. Enfin, les produits doivent être stockés dans un local aéré et loin des sources de chaleur.

Ne pas fumer à l’intérieur

Le tabac est le premier polluant présent dans les logements et il génère de nombreux composés (goudrons, monoxyde de carbone, métaux lourds…) très néfastes pour la santé du fumeur et celle de ses proches. Même lorsque l’on fume la fenêtre ouverte, les polluants sont absorbés par les rideaux, les tissus ou les moquettes et continuent d’être émis plus tard dans l’air intérieur.

Bannir les parfums d’ambiance

La combustion de l'encens génère des polluants irritants ou cancérigènes comme le formaldéhyde et le benzène. Les désodorisants d'intérieur, eux, émettent des polluants volatils dont certains peuvent être toxiques. Il est donc préférable de limiter leur utilisation.

Bricolage et aménagement : prendre ses précautions

Les logements neufs ou récemment rénovés ont généralement des niveaux plus élevés de polluants. Les produits de bricolage (peintures, colles, vernis, cires, diluants…) peuvent, en effet, dégager des substances toxiques pendant et après les travaux. Le choix des matériaux utilisés doit de préférence s’orienter vers ceux étiquetés A+, indiquant un faible niveau d’émission de polluants volatils. Il est aussi très important d'aérer pendant toute la durée des travaux et plusieurs semaines après. De même, il convient d'aérer plus fréquemment dans les semaines qui suivent l'installation du nouveau mobilier, notamment s'il s'agit de meubles en panneaux de particules.

Réduire la présence d’allergènes

L’environnement intérieur est particulièrement propice au développement des acariens. Pour limiter leur présence, il convient d'éviter l’humidité, de ne pas surchauffer (20 °C maximum), de laver régulièrement draps, couettes et oreillers et d’utiliser un aspirateur à filtre HEPA (filtre à haute efficacité). Certaines personnes peuvent aussi être allergiques aux animaux domestiques. Pour diminuer les effets des allergènes, l’animal doit être lavé et brossé fréquemment et l’accès aux chambres doit lui être interdit.

Et les plantes dépolluantes ? 

Les plantes d'intérieur n'ont aucun effet prouvé sur la diminution des polluants de l'air. Par ailleurs, l’entretien des plantes peut conduire à utiliser des pesticides. Si tel est le cas, le traitement doit autant que possible être effectué en extérieur et, sinon, la pièce doit être aérée pendant et après l’application du produit.

Les apports de l’environnement extérieur

La qualité de l’air extérieur a une influence sur l’air intérieur. Par exemple, à proximité d’une route à fort trafic, il est préférable d’aérer son logement en dehors des heures de pointe. En zone agricole, il est conseillé de ne pas ouvrir ses fenêtres pendant les périodes de traitement des cultures.

Le cas spécifique du radon

Le radon est un gaz radioactif inodore d'origine naturelle. Il est particulièrement présent dans certaines zones de France comme l’Auvergne, le Limousin, la Franche-Comté, la Corse ou la Bretagne. Ce gaz, qui vient du sous-sol, peut s'infiltrer dans les habitations qui ne sont pas assez étanches au niveau du sol et s'accumuler dans les espaces clos. Il est le deuxième facteur de risque de cancer du poumon derrière le tabac. Dans une zone à risque*, la principale solution pour limiter la concentration en radon de son logement consiste à renouveler l’air régulièrement. Des mesures peuvent également être prises pour améliorer la ventilation et l'étanchéité du bâtiment par rapport au sol.
Benoît Saint-Sever

 

* Pour connaître la concentration en radon de votre commune, rendez-vous sur le site de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire : Irsn.fr.

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