Octobre rose : mobiliser contre le cancer du sein

Publié le 08.10.2018  |   Actualité 2020-10-06

Octobre rose, la campagne de mobilisation contre le cancer du sein dont le ruban rose est le symbole mondial, signe cette année sa 25e édition en France. Créée en 1994 par l’association Le cancer du sein, parlons-en ! elle vise à sensibiliser les femmes sur l’importance du dépistage.

Chaque année, en octobre, des évènements s’organisent un peu partout en France dans le double objectif d’inciter les femmes à participer au dépistage du cancer du sein et d’aider la recherche par la collecte de dons. En France, depuis 2004, près de 3 millions d’euros ont déjà été reversés aux médecins et scientifiques.

Tous concernés

Octobre rose s’étend sur tout le territoire. Pour marquer le coup d’envoi de la campagne de sensibilisation, la tour Eiffel s’illumine de rose chaque 1er octobre. Manifestations sportives, distributions de brochures d’information, expositions de photos, ateliers, animations diverses et variées, mais toujours colorées de rose rythment ensuite tout le mois, aussi bien dans les grandes villes que dans les petites municipalités. Chacun de ces événements est l’occasion d’informer les femmes sur la maladie et sur les moyens de lutter contre, en faisant notamment la promotion du diagnostic précoce. En parallèle, les femmes peuvent s’informer et échanger sur le site de l’association : Cancerdusein.org. L’Institut national du cancer (Inca) a lui aussi une plateforme web dédiée au cancer du sein et à son dépistage : cancersdusein.e-cancer.fr.

Comment et quand se faire dépister ?

  • Le dépistage organisé

Toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans, sans symptôme ni facteur de risque particulier, reçoivent tous les deux Octobre rose - cancer du sein - Mutuelle Mieux-Etre ans une invitation par courrier pour participer au dépistage organisé, à laquelle est jointe la liste des radiologues agréés de leur département de résidence. Il consiste en un examen clinique des seins et une mammographie avec double lecture par deux radiologues. Cet examen pris en charge à 100 % par la caisse primaire d’assurance maladie est gratuit, sans avance de frais.

  • Le dépistage individuel

Le dépistage à titre individuel se fait à la demande du médecin. Il ne bénéficie pas de la prise en charge à 100 % ni de la seconde lecture.

  • Le dépistage pour les femmes à risque

Les femmes à risque « élevé » ou « très élevé », quel que soit leur âge, bénéficient d’un suivi adapté et d’une prise en charge à 100 % de leurs examens de dépistage. Sont considérées à risque élevé ou très élevé celles de moins de 50 ans ou de plus de 74 ans qui ont déjà eu un cancer, qui ont subi des radiothérapies du thorax à hautes doses, qui ont des antécédents familiaux de cancer du sein ou encore qui peuvent connaître des mutations de gènes.

  • Un examen annuel systématique

Un examen clinique des seins (palpation) est recommandé tous les ans dès l’âge de 25 ans, à toutes les femmes quel que soit leur niveau de risque. Cette palpation rapide et indolore permet de détecter une éventuelle anomalie. Elle peut être réalisée par un généraliste, un gynécologue ou une sage-femme.

Les enjeux du dépistage

L’âge est un facteur de risque : 80 % des cancers du sein surviennent chez les femmes de plus de 50 ans, c’est la raison pour laquelle les femmes de âgées de 50 à 74 ans sont invitées à participer au dépistage organisé. Mais « en 2017, seules 49,9 % d’entre elles ont répondu positivement à l’invitation reçue. Un taux bien en deçà du seuil de 70 % de participation préconisé, regrette l’Institut national du cancer (Inca), qui souligne que lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, les chances de guérison sont plus grandes, et les traitements et les séquelles moins lourds. « Aussi, cinq ans après le diagnostic, 99 femmes sur 100 sont toujours en vie lorsque le cancer du sein est diagnostiqué à un stade précoce ; elles ne sont que 26 sur 100 lorsqu’il est détecté à un stade avancé », précise-t-il, avant d’ajouter que : « Le cancer du sein est à la fois le plus fréquent et le plus mortel chez la femme. Chaque année, 59 000 nouveaux cas sont détectés et près de 12 000 femmes en décèdent. »

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