Brûlures digestives agir contre les remontées acides

Publié le 14.02.2018  |   Actualité 2018-02-14

Sensation de brûlure remontant de l’estomac jusqu’à la gorge et renvois acides sont souvent les signes d’un reflux gastro-œsophagien, une pathologie qui altère la qualité de vie. 

Le reflux gastro-œsophagien (RGO) est une pathologie courante, qui affecte 15 à 20 % des Français. Un RGO peut passer inaperçu, mais la plupart des patients concernés ressentent des douleurs épigastriques, au niveau de la partie supérieure de l’abdomen. « Une brûlure derrière le sternum, qui survient généralement après un repas copieux, est souvent le signe d’un RGO, confirme Frank Zerbib, professeur de gastro-entérologie au CHU de Bordeaux et secrétaire général de la Société nationale française de gastro-entérologie (SNFGE). D’autres signes banals peuvent aussi signaler un reflux : une toux, des symptômes ORL ou un enrouement, par exemple. »

Des symptômes gênants, voire invalidants

Cette brûlure caractéristique, appelée pyrosis, se prolonge parfois par une régurgitation de liquide acide. Ces Brûlures digestives - remontées d'acides - pathologies - Mutuelle Mieux Etre manifestations désagréables, voire douloureuses, sont dues à une faiblesse du sphincter inférieur de l’œsophage, qui a pour rôle de bloquer la remontée du contenu de l’estomac. C’est la raison pour laquelle les reflux surviennent le plus souvent après le repas, la nuit ou dans certaines postures, par exemple lorsque l’on se penche en avant. Les personnes présentant une hernie hiatale (la partie haute de l’estomac « glisse » dans le thorax), celles souffrant d’obésité ou encore les femmes enceintes sont souvent sujettes aux reflux. La consommation d’alcool et le tabagisme sont aussi des facteurs favorisants.

Des mesures de bon sens

Le professeur Zerbib ne préconise pas de suivre un régime alimentaire strict, mais plutôt d’« identifier quels sont les aliments susceptibles de provoquer des remontées acides, de manière à adapter son alimentation ». Généralement, les plats frits ou en sauce et les aliments gras ou épicés sont à éviter. Certaines personnes supportent mal les cornichons, d’autres les crudités, le thé, le café ou encore les boissons gazeuses. Le spécialiste l’assure, « il n’y a pas de régime standard, c’est surtout une question de bon sens ». Il conseille également de ne pas se coucher dans les trois heures qui suivent le repas et de surélever la tête du lit. Par ailleurs, faire le point sur ses traitements avec son médecin peut être utile, car certains médicaments, comme les anti-inflammatoires, favorisent les brûlures d’estomac.

Un traitement pour diminuer l’acidité

Ponctuellement, certains produits vendus sans ordonnance peuvent soulager les douleurs. Si les reflux sont fréquents et les mesures hygiéno-diététiques insuffisantes, le médecin prescrira des inhibiteurs de la pompe à protons (IPP), qui apportent un soulagement durable en bloquant la sécrétion acide des cellules situées dans la paroi de l’estomac. Ils sont à prendre avant chaque repas, en cure de quelques jours ou de plusieurs mois. « Des millions de gens prennent des IPP sans savoir pourquoi. Ce sont des médicaments extraordinaires, mais trop prescrits. Il faut qu’ils le soient à bon escient », rappelle toutefois le professeur Zerbib. En cas de défaillance importante de la barrière anti-reflux, lorsque le sphincter de l’œsophage ne fonctionne plus, une opération chirurgicale peut être envisagée, mais en « ultime recours », insiste le spécialiste, car « une intervention chirurgicale n’est jamais anodine et peut entraîner des effets indésirables, comme des problèmes de déglutition, des douleurs, des difficultés de digestion ou des flatulences ».

Surveiller les complications

Au fil des années, les attaques répétées de la muqueuse œsophagienne dues au RGO peuvent causer une œsophagite peptique (inflammation), provoquant des ulcérations, voire une sténose peptique, c’est-à-dire un rétrécissement de l’œsophage, avec des difficultés pour s’alimenter. Passé 50 ans, il est recommandé de pratiquer une endoscopie pour vérifier que « les cellules de la muqueuse œsophagienne ne se transforment pas en cellules de type intestinal (métaplasie), explique Frank Zerbib. Même si le risque est faible, de l’ordre de 0,2 % par an, cette dégénérescence de la muqueuse, dite muqueuse de Barrett, expose au risque de cancer ».

 

 

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