Protéger ses yeux : des astuces naturelles - Mutuelle Mieux-Etre
Santé et prévention -

Je protège mes yeux naturellement

Soleil, écran, air sec...nos yeux subissent de nombreuses petites agressions tout au long de la journée. Or, suivre quelques astuces simples et prendre de bonnes habitudes peuvent nous permettre de les préserver le plus longtemps possible. [...]

Pour nous aider à en prendre soin au quotidien, Barbara Ameline, ophtalmologiste et membre du Syndicat national des ophtalmologistes de France (Snof), livre ses conseils.

Un ennemi : la sécheresse oculaire

Le premier danger qui les guette, c’est la sécheresse. « Chez l’adulte, c’est un grand facteur d’inconfort qui joue sur la qualité de vue », confirme l’ophtalmologiste. Et les écrans sont souvent en cause : « On a tendance à moins cligner des yeux devant un écran, poursuit-elle. Or, les paupières abritent des glandes qui produisent un liquide qui épaissit les larmes, le meibum. C’est lui qui permet une bonne hydratation de l’œil et qui limite l’évaporation de l’eau des larmes. Quand on cligne moins, ce processus est mis à mal et la sécheresse s’installe. » Il faut savoir que le fait d’avoir les yeux larmoyants est le signe d’une mauvaise qualité des larmes et doit donc, à ce titre, être traité comme une sécheresse.


Cligner pour hydrater

Pour limiter la sécheresse oculaire quand on travaille sur écran, il est recommandé de faire des pauses régulières (d’au moins 5 minutes toutes les heures) pour regarder au loin et, si possible, d’en profiter pour sortir à l’extérieur. Pensez aussi à bien vous éclairer et à avoir le haut de l’écran à hauteur des yeux de manière à regarder légèrement vers le bas pour favoriser le clignement. A l’inverse, évitez de vous frotter les yeux, ce qui peut être délétère à long terme.


En complément, le docteur Ameline préconise de réchauffer ses paupières avec ses mains ou avec un masque chauffant avant de réaliser un exercice simple : « Je conseille à mes patients de faire, chaque matin et chaque soir, dix clignements des yeux en forçant un peu afin d’activer les glandes qui produisent le meibum et de muscler les paupières. » Il est aussi possible d’instiller des larmes artificielles - et non du sérum physiologique - en cas de gêne ou de démangeaison.


Indispensables lunettes de soleil

D’autres facteurs extérieurs peuvent aussi participer à l’irritation et l’inflammation de l’œil comme le vent, la climatisation ou un air trop sec quand le chauffage fonctionne notamment. Le soleil, quant à lui, accélère la survenue de la cataracte et augmente le risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). Porter des lunettes de soleil dès que l’on est à l’extérieur est donc particulièrement utile.


Une vie saine pour une vue saine

Côté prévention, il convient d’adopter une bonne hygiène de vie et donc, une alimentation équilibrée. « Il n’y a pas de preuve scientifique de l’efficacité d’un aliment plutôt qu’un autre mis à part les omégas 3, présents dans les noix et les poissons gras notamment, qui participent à la protection cellulaire d’une manière générale », indique la spécialiste. Cette dernière rappelle aussi l’importance de pratiquer une activité physique régulière, bénéfique pour la santé globale et donc aussi pour les yeux.


Dernier conseil de la médecin, « il ne faut pas attendre de faire soi-même le diagnostic d’un trouble de la vue pour consulter ». Un bilan ophtalmologique tous les 3 à 5 ans chez l’adulte est recommandé.

 

Prendre soin des yeux des enfants

Les yeux des enfants doivent aussi faire l’objet d’une attention toute particulière. « Face au risque de survenue d’une myopie [défaut de vision qui se caractérise par le fait de voir flou de loin et net de près, NDLR], il est important de les exposer à la lumière extérieure deux heures par jour, dans l’idéal. » Celle-ci stimulerait la production de dopamine, un neurotransmetteur qui contrôle la croissance de l’œil, et empêcherait l’œil de s’allonger et donc de devenir myope. Enfin, un dépistage des troubles visuels doit être réalisé dès l’âge de trois ans ou dès un an en cas d’antécédents familiaux de strabisme (déviation d’un œil) ou d’amblyopie (différence de vision entre les deux yeux).

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