Cigarette électronique : où en est-on ?

Publié le 29.05.2019  |   Actualité 2020-10-06

En quelques années, la cigarette électronique a conquis de nombreux fumeurs soucieux d’arrêter de fumer. Si l’on ne connaît pas encore ses conséquences à long terme sur la santé, les professionnels de santé s’accordent pour dire que la vapoteuse est infiniment moins toxique et nocive que la cigarette classique. Et ceci, malgré les résultats d’études récentes qui pointent des risques cardio et cérébro-vasculaires augmentés. Explications.

Introduite en France il y a une quinzaine d’années, la cigarette électronique (vape, vapoteuse ou encore vaporisateur personnel – VP – pour les puristes) a connu depuis un véritable succès commercial. Elle compterait près de 3,5 millions d’adeptes et l’on en sait aujourd’hui un peu plus concernant ses effets sur la santé. « La toxicité moindre de la cigarette électronique par rapport à la cigarette classique est désormais un fait acquis », explique le professeur Daniel Thomas, cardiologue et porte-parole de la Société francophone de tabacologie (SFT). Son usage est même encouragé par les experts dans le cadre du sevrage tabagique. Selon eux, l’adoption de la cigarette électronique présente, à court et moyen terme, une réduction de risque majeur en comparaison de la poursuite du tabagisme, qui, rappelons-le, tue plus de 73 000 personnes par an dans notre pays. Pour le Royal College of Physicians britannique la baisse du risque atteindrait même 95 %. « Même si cette différence n’est en réalité pas aussi précisément démontrée, poursuit le professeur Thomas. La vape ne contient pas de tabac et ne repose pas sur le principe de combustion comme la cigarette. Il n’y a donc pas de monoxyde de carbone. » Elle ne dégage pas non plus de goudrons (eux-mêmes composés d’hydrocarbures ou de benzène).

Substances cancérigènes considérablement réduites

Peut-on pour autant affirmer que la cigarette électronique est dénuée de dangers ? Evidemment non. Une fois cigarette electronique - Mutuelle Mieux-Etre chauffés pour produire l’aérosol qui sera inhalé, les liquides utilisés dans la vapoteuse produisent également des substances peu rassurantes comme l’acroléine (potentiellement cancérigène) ou le formaldéhyde (cancérigène avéré). Cependant, « les quantités cancérigènes sont considérablement réduites par rapport à celles de la fumée de cigarette, remarque Daniel Thomas. Le fumeur qui passe de la cigarette classique à la vapoteuse fait tout de même un pas considérable pour améliorer sa santé. Même si, à terme, l’idéal est de se débarrasser aussi de la vape. »

Au-delà du risque cancérigène, aussi infime soit-il, certaines études récentes soulignent également un danger cardiovasculaire accru. Une étude américaine récente affirme que les vapoteurs ont un risque d’infarctus augmenté de 56 % et un sur-risque d’accident vasculaire cérébral (AVC) élevé de 30 % par rapport aux non-fumeurs. Les auteurs précisent toutefois eux-mêmes que l’on ne peut pas conclure à une causalité directe puisque les personnes ayant participé à cette étude sont de fait d’anciens fumeurs. Ils conservent donc un risque résiduel supérieur à celui d’une personne qui n’aurait jamais fumé.

Ne pas décourager le fumeur qui commence à vapoter

De leur côté, les autorités de santé restent sur leur position. Si l’usage de la cigarette électronique n’est pas officiellement recommandé pour sevrer les addicts au tabac, la Haute Autorité de santé considère tout de même que son utilisation « chez un fumeur qui a commencé à vapoter et qui veut s’arrêter de fumer ne doit pas être découragée ». La e-cigarette est même « considérée comme une aide au sevrage tabagique » par le Haut Conseil de santé publique. Mais parce qu’elle n’est pas reconnue comme produit médicamenteux d’aide au sevrage tabagique, la cigarette électronique ne fait pas partie des outils d’aide à l’arrêt du tabac (gommes à mâcher, patchs) et n’est donc pas remboursée par la Sécurité sociale. Elle n’est, en théorie, jamais proposée en première intention au fumeur qui souhaite se libérer du tabac. bérer du tabac.

 

Aliisa Waltari

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