Le sport, c’est bon pour mon enfant

Publié le 12.09.2016  |   Dossier 2016-09-12

Même si des séances d’éducation physique sont incluses dans le temps scolaire, la pratique d’un sport tout au long de l’année en dehors de l’école est bon pour votre enfant. Bon pour sa santé, évidemment, mais bien plus encore.

Une activité sportive dans le temps de loisir participe au développement de l’enfant. Les plus actifs comme les plus calmes trouveront forcément une discipline qui leur plaît. Le choix est vaste : athlétisme, football, natation, danse, mais aussi boxe éducative, rollers, escalade, arts du cirque… Des plus classiques aux plus originaux, sports collectifs ou individuels, artistiques ou de combat, ce qui compte avant tout, c’est que l’enfant s’amuse et se dépense, tout en se construisant dans cet environnement.sport pour l'enfant - actu mieux etre

Même pour les plus petits

Si la plupart des enfants démarrent une activité sportive vers 7-8 ans, les plus petits peuvent eux aussi bénéficier de cours adaptés à leur âge. Ces derniers sont facteurs d’épanouissement et aident à acquérir motricité et autonomie. Dès que ses vaccins sont à jour, le tout-petit peut, par exemple, suivre des cours de bébés nageurs et découvrir ainsi le milieu aquatique en compagnie de ses parents. Ces séances sont prétextes à de vrais moments de bien-être et de détente, aussi bien pour l’enfant que pour l’adulte. Il existe également des activités d'éveil corporel, comme la baby-gym, qui se pratiquent à partir de 2-3 ans. Bien entendu, à cet âge, l’influence des parents est forte, mais rien n’empêche de tester plusieurs activités, comme le proposent souvent en début d’année les associations et fédérations sportives, pour déterminer laquelle conviendra le plus à votre enfant. Dans tous les cas, « le plus important est qu’il y prenne du plaisir, souligne Arnaud Echilley, conseiller technique national de la Fédération française Sports pour tous. Si l’éducation physique scolaire est obligatoire, l’activité en dehors de l’école doit, dans la mesure du possible, rester un loisir dans lequel l’enfant va pouvoir s’investir pleinement. » 

De rares contre-indications

Les idées reçues ont la vie dure : on entend encore que la gymnastique ou la danse sont des disciplines faites pour les filles, alors que le foot ou le judo seraient parfaits pour les garçons qui ont besoin de courir, de s’affronter. « On a tendance à attribuer tels sports aux garçons et tels autres aux filles, et il est parfois très difficile de résister, constate Arnaud Echilley. Pourtant, c’est aussi en affirmant ses envies, sa différence, que l’enfant ou l’ado, soutenu par ses parents, va pouvoir développer sa personnalité en assumant ses choix. » 
La seule contre-indication, c’est « lorsque l’enfant est malade ou a mal, par exemple s’il présente des pathologies articulaires », indique Bruno Sesboüé, médecin du sport au CHU de Caen, qui précise que « l’asthme n’est pas une contre-indication, bien au contraire ». Ce spécialiste conseille malgré tout d’« éviter le port de charges trop lourdes, qui peut avoir un impact sur les cartilages de conjugaison, les zones de croissance de l’os, et les sauts trop violents ». Que les parents se rassurent, les enseignants des fédérations sportives connaissent les préconisations médicales et sont formés pour adapter les pratiques aux enfants. S’il le désire, un jeune peut même s’initier à l’haltérophilie, tant que les séances sont encadrées et adaptées à son âge. Le sport ne bloque pas non plus la croissance, comme on a pu le penser à une époque. Les différentes études menées sur les gymnastes l’ont prouvé. Il faut néanmoins « tenir compte des particularités de certaines disciplines à catégories de poids, afin de bien accompagner l’enfant et l’adolescent dans la connaissance de son corps et la compréhension de son développement », nuance Arnaud Echilley. 

La découverte de soi et des autres

Le sport, c’est la découverte de nouvelles contraintes, d’un environnement donné, mais également des autres. « C’est un prétexte pour que l’enfant se confronte à telle ou telle chose. C’est aussi une forme d’expression non verbale, dans le cas de la danse par exemple, explique Arnaud Echilley. Les jeux d’opposition, tels que la lutte, les font progresser dans la relation à l’autre. L’activité physique impose ses règles. Elle est bien entendu bénéfique pour la santé, mais aussi dans la relation sociale. » Elle cimente également le lien parents-enfants, les adultes ayant un grand rôle à jouer pour entretenir l’intérêt de l’enfant. Même si les parents ne sont pas sportifs, il est important qu’ils valorisent l’activité de leur enfant, en l’encourageant et en y consacrant, eux aussi, du temps. Inscrire son enfant à une activité sportive et veiller à la régularité de sa pratique aident à prendre de bonnes habitudes, qu’il pourra conserver étant adulte. Ainsi, le sport fait partie des bases de l’éducation.    

Isabelle Coston

 

Quel sport pour quel enfant ?
Même s’il n’y a pas de sport meilleur que les autres, certains seront davantage susceptibles de plaire à l’enfant, en fonction de son caractère, de son âge ou de son gabarit. Dans tous les cas, l’activité sportive apporte à l’enfant maîtrise de soi, confiance et autonomie. Elle peut améliorer aussi ses capacités de concentration.

  • Contrairement aux idées reçues, les sports collectifs (football, basket, handball…), malgré leur caractère ludique, ne conviendront peut-être pas aux enfants timides, qui risquent d’avoir du mal à trouver leur place. 
  • Les sports de combat (boxe éducative, arts martiaux…) sont réputés aider les enfants à canaliser leur énergie.
  • Ceux qui aiment les animaux trouveront leur bonheur dans un cours d’équitation. Ils apprendront à se faire respecter par l’animal, mais ils pourront aussi le câliner et le panser à l’issue de la séance.
  • Lancer de poids, saut, course d’endurance… : l’athlétisme présente l’avantage de varier les entraînements. 
  • La natation apprend à l’enfant à bien respirer et le prépare aux séances de piscine à l’école.

 

Tai-chi-chuan, kung-fu et qi gong pour découvrir son corps
Parmi les disciplines traditionnelles chinoises que sont le tai-chi-chuan, le qi gong et le kung-fu, ce dernier, qui exige une rapidité de mouvement et offre une palette variée d’exercices, serait le plus à même de plaire aux enfants. Selon Christian Bernapel, président de la Fédération des arts énergétiques et martiaux chinois (FAEMC), le kung-fu « constitue une bonne porte d’entrée à la pratique d’autres arts énergétiques et martiaux chinois, tels que le tai-chi-chuan ou le qi gong, qui se caractérisent par la lenteur, la douceur et la profondeur respiratoire ». Comme pour les autres pratiques sportives, ces activités aident les enfants à découvrir leur corps « dans le cadre de règles, du respect de soi et des autres », précise Christian Bernapel. Tout en s’amusant – l’enseignant adapte son cours à l’âge des participants –, les enfants découvrent leurs limites, affirment leur personnalité et prennent confiance en eux. L’apprentissage des arts du corps chinois est imagé et stimule leur esprit. En « enfourchant le tigre », en « saisissant la queue de l’oiseau » ou en « caressant l’encolure du cheval », les enfants s’initient à la justesse du geste et à la proprioception. Une fois qu’ils maîtriseront les techniques de base, les adolescents pourront acquérir de l’autonomie et pratiquer seuls ou en groupe.

 

 

Plus de certificat médical obligatoire pour le sport scolaire
Un article de la loi de santé dispense désormais les jeunes qui font partie d'associations sportives au sein de leur collège ou lycée de fournir un certificat médical de non-contre-indication. En revanche, ce dernier reste nécessaire pour pratiquer toute activité sportive de loisir. Un projet de décret concernant la fréquence de délivrance du certificat médical et la liste des disciplines sportives qui présentent des contraintes particulières est encore en discussion avec la Direction générale de la santé. 

 

Mutuelle Mieux-Etre Logo Mutuelle Mieux-Etre

Mutuelle Mieux-Etre et sa section professionnelle, SMBTP, complémentaire santé responsable, proposent une offre complète de garanties et de services en matière de santé et de prévoyance adaptée aux besoins de couverture des particuliers, des familles, des entreprises, des salariés, des travailleurs non-salariés, des artisans et des retraités de tous les secteurs d’activité. Nos contrats complémentaire santé, outre les remboursements de soins, incluent des prestations en cas d'hospitalisation, de l'assistance et toute une palette de services pour faciliter la vie au quotidien. 

Working...