Baignade : prévenir les risques de noyade chez l’enfant

Publié le 01.08.2017  |   Actualité 2017-08-01

En France, la noyade est la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 15 ans. A la mer comme à la piscine, suivre des conseils simples permet de réduire les risques d'accidents.

Les noyades demeurent un problème de santé publique, avec quelque 500 décès comptabilisés chaque année en France. L’enquête Noyades 2015 réalisée par l’Institut de veille sanitaire (INVS) et la Direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises (DGSCGC), publiée au mois d’avril, a fait l’effet d’une piqûre de rappel. Entre le mois de juin et le mois de septembre 2015, 1 266 noyades accidentelles ont été dénombrées, dont 436 mortelles (34 %), soit 3,6 décès par jour en moyenne. Parmi ces noyades, 18 % concernaient des enfants de moins de 6 ans (226 noyades, dont 29 décès) et 46 % des adultes de plus de 45 ans (568, dont 260 décès).
« En piscine privée, les enfants de moins de 6 ans se sont noyés surtout à cause d’un manque de surveillance d’un adulte et de leur inaptitude à nager. Dans les cours d’eau et plans d’eau, les noyades sont souvent survenues après une chute, lors d’activités solitaires ou après une consommation d’alcool. En mer, les noyés étaient souvent des Baignade - noyades - enfants - Mutuelle Mieux Etre personnes résidant dans le département de la noyade, âgées de plus de 45 ans, ou des personnes ayant un problème de santé », constatent les auteurs de l’étude. Ces chiffres mettent en relief toute l’importance de la prévention.

Savoir nager

Avant même d’aller dans l’eau, il faut s’assurer du niveau de pratique de la nage de chacun, adulte comme enfant. Le Baromètre santé 2010 de l'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) montre en effet qu’un Français sur cinq ne sait pas nager. C’est le cas également pour un enfant sur deux à l’entrée en classe de sixième. La nage suppose un apprentissage et la maîtrise de certaines techniques. De plus, il faut distinguer le fait de savoir nager en piscine de celui de savoir nager en milieu naturel. « Apprenez à nager avec un maître-nageur sauveteur le plus tôt possible, et faites reconnaître votre capacité et celles de vos enfants à évoluer dans l’eau en toute sécurité », conseille l’INPES. Même si savoir nager est important, cette aptitude n’offre pourtant pas une protection à toute épreuve. D’où l’importance de choisir une zone de baignade surveillée
Ces zones disposent souvent de drapeaux de baignade qui offrent des informations intéressantes. Un drapeau vert signale que la baignade est surveillée et qu’il n’y a pas de danger particulier, un drapeau jaune, une baignade dangereuse mais surveillée, et un drapeau rouge, une interdiction d’aller à l’eau.

Toujours un œil sur les enfants

Vis-à-vis des enfants, la règle d’or reste la surveillance permanente, 0 surtout lorsque l’on sait qu’un enfant peut se noyer en moins de trois minutes dans 20 cm d’eau, sans un bruit. Les parents doivent donc rester avec leurs enfants lorsqu’ils jouent au bord ou dans l’eau. L’idéal est même de se baigner à leurs côtés et de désigner un seul adulte responsable de leur surveillance. Côté équipement, les enfants qui ne savent pas nager doivent porter des brassards adaptés à leur taille, leur poids et leur âge, et ce dès qu’ils sont à proximité de l’eau. Les brassards doivent porter le marquage CE et indiquer la norme NF 13138-1. En revanche, « les matelas, bateaux pneumatiques et autres bouées ne protègent pas de la noyade », rappelle l’INPES. 

Sécuriser sa piscine

En complément des mesures de prévention, l’installation de dispositifs de sécurité est obligatoire, notamment pour les piscines privées. La loi en prévoit de plusieurs types : les barrières, abris ou couvertures (qui empêchent physiquement l’accès au bassin et sont particulièrement adaptés pour les jeunes enfants) et les alarmes sonores d’immersion ou périmétriques (qui informent de la chute dans l’eau ou de l’approche du bassin). Attention cependant, « ces dispositifs ne remplacent pas la surveillance active et permanente d’un adulte », insiste l’INPES.

 

Benoît Saint-Sever

 

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