Le financement participatif, comment ça marche ?

Publié le 02.05.2017  |  Actualité

En plein essor en France, le crowdfunding est un système de financement participatif qui, via une plateforme Internet, permet la rencontre d’un donateur, d’un prêteur ou d’un investisseur de financer un projet.

Apparu tardivement en France – comparativement à son développement dans les pays anglo-saxons ou asiatiques –, le marché du crowdfunding, ou financement participatif, y est aujourd’hui en plein essor. Ce nouveau système permet à des particuliers, des entreprises ou des associations de financer leur projet en faisant appel au soutien des internautes via une plateforme Web servant d’intermédiaire.Il y a ainsi, d’un côté, un donateur, un investisseur ou un épargnant (généralement non professionnel) et, de l’autre, un porteur de projet qui ne possède pas les fonds nécessaires au démarrage ou au développement de son activité. Avec le crowdfunding, trois grands types de financement sont possibles : les dons avec ou sans contrepartie, les prêts avec ou sans intérêts et la souscription de titres appartenant à une société. 
Il peut donc s’agir soit d’un financement participatif à caractère social (projet caritatif, associatif, pour lequel le financeur n’a pas réellement d’objectif lucratif) ou d’un financement participatif d’investissement (crowdlending ou equity crowdfunding, déterminé par la recherche de rendement). C’est le regroupement de 
nombreux petits financeurs qui permet de récolter les fonds nécessaires. 

Comment lancer sa campagne ?Financement participatif  crowndfunding projet -Mutuelle Mieux-Etre

Si vous souhaitez lancer une action solidaire, réaliser un court-métrage ou ouvrir une boulangerie bio et que votre apport initial n’est pas suffisant, le crowdfunding peut vous aider. Avant tout, vous devez choisir la structure de financement qui vous convient le mieux. Certaines plateformes, comme Ulule, KissKissBankBank ou My Major Company, sont par exemple plutôt spécialisées dans le domaine créatif et artistique, alors que d’autres, comme Lendopolis ou Prêt PME, s’occupent davantage des prêts aux petites et moyennes entreprises. Le choix de votre type de financement (don, prêt ou investissement) vous aidera aussi à sélectionner une plateforme, puisque la plupart n’en proposent qu’un ou deux. Intéressez-vous également au taux de succès des plateformes : sur le nombre total de projets lancés, combien réussissent vraiment à être financés ? Quelle est la somme moyenne investie par les contributeurs ? Il faut savoir que plus l’audience de laplateforme est élevée, plus vous aurez de chances d’atteindre vos objectifs (c’est généralement via les réseaux sociaux et le bouche à oreille que les donateurs potentiels sont sollicités). Ne sous-estimez pas le temps nécessaire à la préparation de votre campagne (réalisation d’une vidéo de présentation de votre projet, animation des réseaux sociaux, teasing…), ainsi que la commission demandée par la plateforme pour ses services. Sachez enfin que l’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié un guide qui permet aux porteurs de projet de connaître la réglementation qui s’applique en fonction des modalités choisies.

Soutenir un projet

L’AMF a également édité un dépliant destiné à ceux qui souhaitent soutenir un projet de financement participatif. Ces derniers doivent être particulièrement vigilants, en se posant les questions suivantes : la plateforme est-elle autorisée ? Quels sont les critères de sélection des projets présentés ? Quels seront 
les frais à supporter (les plateformes se rémunèrent en partie auprès des contributeurs en prenant un pourcentage sur les montants investis) ?
Par ailleurs, depuis un décret de septembre 2014, le financement participatif bénéficie d’un cadre juridique allégé, destiné à encourager son développement. Or, dans certains cas, ce cadre ne favoriserait pas forcément les contributeurs, notamment ceux qui souhaitent épargner ou investir. Dans un rapport publié le 23 février, l’UFC-Que Choisir dénonce les promesses de rendements surestimées de certaines plateformes, parmi lesquelles Lendix ou Unilend, les leaders du prêt aux PME.
Les risques réels d’incidents de remboursement et de perte de capital seraient en outre minimisés. Prudence, donc. Même s’il s’est construit en réaction à la toute-puissance du système bancaire, le financement participatif semble, lui aussi, avoir sa part d’ombre.

Aliisa Waltari

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