Sommeil du nourrisson de 0 à 3 ans: bonnes pratiques

Publié le 23.06.2021  |   Actualité 2021-06-23

Mettre son enfant au lit, même fatigué, ne suffit pas toujours à provoquer le sommeil. L’endormissement peut se révéler parfois délicat et certaines pratiques pourront l’y aider, tout en restant vigilant à sa sécurité.

1/ L’endormissement et la sécurité avant 1 an

L’endormissement

Sauf cas particuliers comme pour les prématurés ou les bébés très faibles, il est préférable d’éviter de réveiller un nourrisson pour le nourrir. Le mieux est de le laisser manger à la demande. A partir de 5 kg, soit autour de 8 semaines, les réserves énergétiques sont constituées. De fait, vers 4-6 mois, l’alimentation nocturne n’est plus indispensable et peut être progressivement arrêtée.

La sensation de sommeil est souvent liée à celle de satiété ressentie par le nourrisson après l’allaitement au sein ou au biberon. La tétée a, en elle-même, un effet relaxant sur le bébé qui assouvit alors son besoin de succion et de contacts rassurants à travers regards, gestes tendres et paroles.

A noter que le lait maternel contient du L-tryptophane, un acide aminé qui facilite l’endormissement.

Les médecins du sommeil conseillent souvent de coucher l’enfant avant qu’il ne se rendorme. En effet, le bambin se sentira davantage en sécurité s’il retrouve le même environnement au réveil que lors de l’endormissement. Il est donc préférable de le reposer dans son lit encore éveillé pour faciliter ses prochains retours dans les bras de Morphée.

Une fois au lit, si des pleurs persistent et dans la mesure où l’attention et les soins apportés permettent de dire qu’il n’y a pas de problème particulier, il est conseillé d’éviter de le reprendre dans les bras, ceci pour lui apprendre à s’endormir seul en toute confiance. Par contre, la présence de l’adulte à ses côtés, éventuellement une main posée sur lui, quelques mots apaisants, sera réconfortante et suffira bien souvent à le rassurer pour mieux retrouver le sommeil salutaire.

Après 6 mois il est également préférable de nourrir le bébé en dehors de sa chambre afin de dissocier sommeil et alimentation.

Comment coucher le bébé

Le bébé est couché sur le dos et uniquement sur le dos (sauf indication médicale précise), éventuellement un peu relevé en cas d’encombrement nasal, de régurgitations ou de reflux gastro-œsophagiens (toujours sur avis médical).

La prévention des déformations crâniennes positionnelles (DCP) (plagiocéphalie et brachycéphalie) est développée au chapitre 4.

2/ L’endormissement et la sécurité de 1 an à 3 ans

Il est important de choisir le bon moment pour coucher le jeune enfant. S’il est calme mais en pleine forme, il risque de s’ennuyer dans son lit. S’il est hyper tonique et très demandeur, il y a de fortes chances pour qu’il s’oppose au coucher de manière plus ou moins forte. Dans les deux cas, ne pas comprendre ses rythmes propres, pourrait contrarier pour longtemps les phases d’endormissement.

A éviter en fin de journée :

  • Boissons vitaminées (et caféinées de type coca si l’enfant en consomme)
  • Télévision et écrans
  • Lumière forte, atmosphère bruyante, ambiance stimulante
  • Jeux excitants, histoires anxiogènes
  • Tensions familiales.

Conseils pour le coucher :

  • Privilégier la régularité des horaires et le rituel du coucher, week-end et vacances inclus
  • Trouver l’heure de coucher qui convient à l’enfant et non celui qui arrange les adultes, la quiétude des nuits de toute la famille en dépend !
  • Privilégier la lumière naturelle en journée et les activités stimulantes pour bien synchroniser l’horloge biologiqu

    Aller au lit ne doit pas être une punition !

Repères pour reconnaître le besoin de sommeil :

  • Il chouine et devient grognon
  • Il se frotte le nez, les yeux, a le regard dans le vide
  • La tête dodeline
  • Il a des bâillements à répétition
  • Très actif, il devient irrascible et coléreux
  • De bonne humeur, il n’est pas prêt à dormir : organisez une activité calme dans sa chambre pour faire une étape avant le rituel du coucher.

 Le rituel

Un rituel s’installe bien souvent progressivement au rythme de l’éveil du jeune enfant. C’est un donneur de temps qui rythme la journée et marque la transition vers le sommeil. Les chansons ou la musique accompagnent fréquemment l’endormissement du nourrisson puis la lecture et la séance « câlins » s’ajoutent au fil des mois. Mais attention à ne pas trop stimuler ces jeunes cerveaux au risque de provoquer des difficultés d’endormissement.

La présence du doudou, plus ou moins autour de 1 an, va quant à elle se substituer à la personne qui prend en charge le soin et le bien-être de l’enfant, la maman le plus souvent. Le doudou représente un lien sensoriel qui prolonge le contact avec cette personne et apaise la séparation pour glisser avec quiétude dans le sommeil. A ne pas perdre ou à avoir en double !

La tétine

Un bébé a besoin de sucer plusieurs heures par jour et pas seulement pour s’alimenter. La succion permet de ralentir le rythme cardiaque et donc de l’apaiser. C’est également un moyen pour découvrir le monde environnant en amenant tout ce qui l’entoure à la bouche.

Certains bébés ont un besoin marqué de succion pour s’endormir. Entre le pouce et une tétine, le choix se pose parfois. Utilisée uniquement comme aide à l’endormissement et uniquement pour cela, la tétine, avec une taille adaptée à la morphologie de l’enfant, ne provoque pas de déformation de la cavité buccale. Des études récentes ont même montré qu’elle avait un effet protecteur contre la mort subite du nourrisson (1).

Les éveils nocturnes

Au moment des éveils nocturnes, il est important de laisser au bébé le temps de retrouver seul le sommeil. Ces éveils sont normaux (en dehors de tout problème particulier ou d’inconforts dus à un rhume par exemple) et peuvent donner lieu à des gazouillis et des instants de vie nocturne animés.

Si des pleurs persistent, il est recommandé d’aller le voir pour tenter de le rassurer, sans le prendre dans les bras et sans rester bien longtemps. Revenir ainsi plusieurs fois si nécessaire jusqu’à endormissement.

Toutefois, le choix du « laisser pleurer » pour ne pas rendre l’enfant capricieux trouve encore ses défenseurs… Pourtant de nombreux pédiatres et pédopsychiatres s’entendent pour expliquer que des pleurs insistants provoquent un stress néfaste au développement du jeune enfant et peut même représenter un choc émotionnel nuisible à son équilibre mental. Les jeunes enfants vivent des peurs et des angoisses au cours de la petite enfance que les parents peuvent bien souvent atténuer avec amour, attention et bienveillance.

Mutuelle Mieux-Etre Logo Mutuelle Mieux-Etre

Mutuelle Mieux-Etre et sa section professionnelle, SMBTP, complémentaire santé responsable, proposent une offre complète de garanties et de services en matière de santé et de prévoyance adaptée aux besoins de couverture des particuliers, des familles, des entreprises, des salariés, des travailleurs non-salariés, des artisans et des retraités de tous les secteurs d’activité. Nos contrats complémentaire santé, outre les remboursements de soins, incluent des prestations en cas d'hospitalisation, de l'assistance et toute une palette de services pour faciliter la vie au quotidien. 

Working...