Risques cardiovasculaires : les connaître pour mieux se protéger

Publié le 22.09.2021  |   Actualité 2021-09-22

Le risque cardiovasculaire est la probabilité de survenue d’une maladie ou d’un accident cardiovasculaire : maladies du cœur et des artères (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral, artérite des membres inférieurs…)

Ces pathologies résultent d’un dépôt de graisses sur les parois des artères. Ces dépôts forment des plaques d’athérome et finissent par gêner la circulation du sang qui alimente tous les organes, et en particulier des organes vitaux comme le cerveau ou le cœur. Cela s’appelle l’athérosclérose.

Les risques cardiovasculaires peuvent être modifiables, c’est-à-dire que des actions peuvent être mises en place pour les réduire ou les éliminer, ou non modifiables. L’étude Interheard réalisé en 2004 a montré que 9 facteurs modifiables sont responsables de 90 % des infarctus du myocarde.

Risques modifiables

Le tabagisme
Entre 30 et 70 ans, 4 décès cardio-vasculaires sur 10 sont dus au tabagisme.
En effet, le tabac favorise le rétrécissement des artères, la formation de caillots et l’apparition de troubles du rythme cardiaque. Il abîme progressivement les artères. Plus la consommation est ancienne et importante, plus le risque est élevé.
L’arrêt du tabac permet de diminuer fortement la probabilité qu’un évènement cardiovasculaire survienne.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin qui pourra vous conseiller et vous accompagner pour arrêter la consommation de tabac.

L'hypertension artérielle
La tension artérielle correspond à la pression exercée par le sang sur la paroi des artères. Quand la tension est élevée à plusieurs reprises, on parle d’hypertension artérielle : il y a alors une pression trop forte sur les artères qui s’abiment.

Pour limiter ce risque, il convient de surveiller sa tension artérielle. Votre médecin la mesure lors d’une consultation. Si elle est élevée il pourra proposer des mesures telles que la diminution de la consommation de sel, de réglisse ou la pratique d’une activité physique régulière qui permettent de faire baisser la tension. Si elle reste élevée malgré ces mesures un traitement  antihypertenseur vous sera proposé.

Le diabète
Le diabète correspond à des glycémies élevées (supérieure à 1,26 g/l à jeun à 2 reprises). L’excès de glucose dans le sang endommage les parois des artères.

Il faut donc surveiller sa glycémie (environ 1 fois par an après 50 ans), éviter de manger trop sucré et trop gras et pratiquer régulièrement une activité physique. En cas de diabète votre médecin vous prescrira le traitement adapté.

L’hypercholestérolémie
Un excès de cholestérol provoque un dépôt graisseux sur la paroi des artères. Ces dépôts vont progressivement boucher les artères empêchant ainsi le sang de circuler normalement.

Le dépistage par une prise de sang permet de savoir si le taux de cholestérol est élevé ou non. Si c’est le cas, en premier lieu il faudra limiter sa consommation d’aliments gras. Si cela ne suffit pas, un traitement peut être prescrit.

L'obésité et le surpoids
On parle de surpoids si l’indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25, et d’obésité s’il est supérieur à 30.

L’IMC se calcule selon la formule suivante : poids / taille2. Par exemple, si une personne pèse 60 kg et mesure 1m70, son IMC sera de 20,76 = 60 / (1,70x1,70).

Si l’IMC est supérieur à 25, il ne faut pas hésiter à consulter votre médecin qui pourra vous donner des conseils pour perdre du poids en modifiant votre alimentation et en pratiquant une activité physique.

A noter qu’un IMC inférieur à 18,5 indique une maigreur pour laquelle il est également conseillé de consulter son médecin car elle peut avoir un impact négatif sur la santé : risque d’infection, de fracture, de malaise vagal plus élevé…

La sédentarité
Toute personne qui pratique moins de 30 minutes d’exercice physique par jour est considérée comme sédentaire. Il est conseillé de pratiquer chaque jour une demi-heure d’activité physique dite d’intensité modérée (marche rapide par exemple) pour réduire le risque cardiovasculaire. En cas de travail assis il est recommandé de se lever au moins 5 minutes toutes les heures.

L’alcool
Plus de 3 verres par jour chez l’homme et 2 chez la femme augmente le risque cardiovasculaire. Par ailleurs, pour limiter le risque de cancer, la consommation doit être limitée à 10 verres par jour (maximum) : pas plus de 2 verres par jour et pas tous les jours.

Une consommation modérée d’alcool est donc capitale.

Le stress
Lorsque le stress devient chronique, il agit sur la qualité de vie et augmente le risque cardiovasculaire.

N’hésitez pas à vous faire aider pour apprendre à gérer votre stress.

Nous pouvons donc agir sur ces facteurs de risques. Il faut agir le plus tôt possible car certaines atteintes ne sont pas réversibles si on agit trop tard.

En résumé pour diminuer notre risque cardiovasculaire, il faut arrêter de fumer, bouger régulièrement, avoir une alimentation équilibrée pauvre en sel, en graisse et en sucre et ne pas consommer régulièrement de l’alcool. La correction des facteurs de risque permet de réduire les maladies cardiovasculaires. Il n’est donc jamais trop tard pour agir.

A noter : Les facteurs de risque cardiovasculaires ne s’additionnent pas, ils se potentialisent, c’est-à-dire qu’ils s’aggravent l’un l’autre. Ainsi, l’association de plusieurs facteurs de risque, même de faible intensité, peut entraîner un risque très élevé de maladie cardio-vasculaire. C’est pour cela qu’il faut agir de manière globale pour diminuer ce risque.

Risques non modifiables

Les antécédents familiaux cardiovasculaires
Si un parent proche (père, mère, frère, sœur) a présenté une maladie cardiovasculaire à un âge précoce, votre risque cardiovasculaire augmente. Les critères sont un infarctus du myocarde ou une mort subite du père ou d’un frère avant 55 ans ; ou de la mère ou d’une sœur avant 65 ans et / ou un accident vasculaire cérébral (AVC) avant 45 ans.

L’âge et le sexe
La probabilité d’avoir un accident cardiovasculaire  augmente nettement après 50 ans chez l’homme et après 60 ans chez la femme.

Les femmes, jusqu’à la ménopause, sont plus protégées que les hommes face aux maladies cardiovasculaires. En effet, les hormones (œstrogènes et progestérone) les protègent. Ensuite elles ont le même risque que les hommes.

Sources

Les facteurs de risques cardiovasculaires - Fédération Française de Cardiologie

Le risque cardiovasculaire et ses facteurs - ameli.fr

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