Comment savoir quand un aliment n’est plus consommable ?

Publié le 14.02.2018  |   Actualité 2018-02-14

Vérifier la date de péremption d’un produit fait partie des automatismes lorsque l’on fait ses courses. C’est en effet la précaution élémentaire pour s’assurer que l’on va pouvoir le manger sans risque d’intoxication. 

« En moyenne, les Français jettent 29 kilos de déchets alimentaires chaque année, dont 7 kilos de produits non consommés, encore emballés », indique l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un rapport publié en 2016*. Mais, le consommateur – qui ne saisit pas nécessairement la différence entre date limite de consommation (DLC) et date de durabilité minimale (DDM) – n’est pas le seul responsable de cet énorme gâchis. D’autant que, pour certaines denrées, les DLC pourraient être allongées.

Comprendre les étiquettesaliments - date de péremption - précautions - Mutuelle Mieux Etre

On a parfois tendance à confondre DLC et DDM. La première, exprimée sur les emballages par la mention « A consommer jusqu’au… » suivie de l’indication du jour et du mois, doit être impérativement respectée, car elle « s’applique à des denrées microbiologiquement très périssables, qui, de ce fait, sont susceptibles, après une courte période, de présenter un danger immédiat pour la santé humaine », prévient la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). La DLC est calculée en laboratoire, où le produit a été soumis à des tests de vieillissement afin d’évaluer le moment où la quantité de bactéries est trop importante pour qu’il soit mangeable.

En revanche, la DDM « n’a pas le caractère impératif. Une fois la date passée, la denrée peut avoir perdu tout ou partie de ses qualités spécifiques, sans pour autant constituer un danger pour celui qui le consommerait », précise l’institution. Inscrite sur les emballages des articles moyennement ou peu périssables (sodas, farine, thé, sel, pâtes, gâteaux…), elle spécifie « A consommer de préférence avant le… ». Sur les surgelés, elle n’est donnée qu’à titre indicatif : tant que la chaîne du froid a été respectée, c’est-à-dire que le produit n’a pas été décongelé puis recongelé, celui-ci reste comestible.

Attention aux risques sanitaires

Prendre des libertés avec une DLC — obligatoirement apposée sur les produits frais pré-emballés et riches en eau — peut exposer à une intoxication. Il convient d’être vigilant, notamment avec les aliments à base de viande et certains, particulièrement risqués, comme les steacks hachés ou les carottes râpées. En revanche, les laitages (hormis les mousses et ceux contenant des œufs) peuvent être ingérés sans problème plusieurs jours après la limite fixée. Quelle que soit la DLC, dès que le produit a été entamé, il doit être mangé dans les quarante-huit heures. Tant que la date n’est pas dépassée, vous pouvez toujours congeler ce que vous n’avez pas le temps de consommer. Dans ce cas, apposez une étiquette avec le nombre de jours restant avant sa DLC et respectez ce délai après décongélation.

Les produits secs, salés, sucrés : plus sûrs

Parmi les aliments comportant une DDM sur leur emballage, les biscuits secs, les céréales, les pâtes à tartiner, les chips, les huiles, les graisses à frire, la margarine, les soupes instantanées et les sauces telles que le ketchup ou la mayonnaise sont encore bons deux mois plus tard. D’autres, comme les conserves, les pâtes ou le riz, peuvent être utilisés encore un an après – voire davantage – sans risque à condition qu’ils aient été correctement conservés (dans un endroit sec et dans un emballage intact). Il faut toutefois savoir qu’ils peuvent avoir perdu de leurs qualités gustatives et nutritives.

Il existe par ailleurs des produites impérissables. Ainsi, tant qu’ils restent à l’abri de la lumière et de l’humidité, le miel, le sucre et les confitures ne se périment jamais.

Ce qui doit alerter

Outre leur goût très désagréable, les moisissures qui apparaissent sur le pain, les céréales, les fruits secs ou les produits riches en eau, comme les soupes ou les compotes, sont toxiques et susceptibles de provoquer des troubles intestinaux. Une barquette de viande ou de charcuterie dont le plastique a gonflé est aussi mauvais signe : ne tentez pas le diable et jetez-la. Idem pour une boîte de conserve rouillée ou dont le couvercle est bombé, un bocal qui ne fait pas « pschitt » à l’ouverture, une odeur suspecte ou encore une viande d’aspect gluant…

Faites également très attention aux œufs : ceux-ci représentent la première cause d’infection alimentaire d’origine bactérienne. Si la date de péremption sur la boîte a été effacée, s’ils sont fêlés ou s’ils remontent à la surface quand on les place dans l’eau, pas d’imprudence, car ils sont susceptibles d’être contaminés par des salmonelles. Enfin, seuls les œufs extra-frais (pondus il y a moins de neuf jours) peuvent être mangés à la coque. Vérifiez la date de ponte, qui doit obligatoirement être marquée sur les emballages portant la mention « extra ».

* Pertes et gaspillages alimentaires : l’état des lieux et leur gestion par étapes de la chaîne alimentaire, Ademe, mai 2016.

 

Catherine Chausseray

 

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