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Devenir maman quand on est diabétique

Le diabète qui se traduit par un excès de sucre dans le sang, est liée à un défaut de sécrétion d’insuline. Le diabète de type 1 apparaît dans l’enfance, à l’adolescence ou chez le jeune adulte : il s’agit alors d’une maladie auto-immune où les cellules qui fabriquent l’insuline sont détruites par l’organisme. Les patients doivent se traiter par piqûres d’insuline.
Le diabète de type 2, le plus courant, apparaît avec l’âge mais de plus en plus souvent aussi chez des sujets de moins de 40 ans. Il est lié au surpoids et au manque d’activité physique, qui diminuent la sensibilité de l’organisme à l’insuline et qui s’associent à une carence relative en sécrétion d’insuline. Cette forme représente 90 % des cas de diabète et concerne environ 2,5 millions de Français.

Une grossesse à anticiper
Le diabète peut avoir des conséquences graves pour l’enfant et la mère. Une grossesse qui débute en état d’hyperglycémie est tout à fait néfaste pour l’embryon. Cet excès de sucre pendant l’embryogenèse, c’est-à-dire les cinquante premiers jours, augmente les risques de malformation du bébé. Comme une femme se sait enceinte lorsqu’elle a une à trois semaines de retard de règles, et donc quatre à cinq semaines de grossesse, il est impératif d’équilibrer le diabète avant la procréation.
Pour un diabète de type 1, le traitement et le contrôle sont renforcés pour être plus performants. Dans le cas du type 2, le traitement par comprimés, contre-indiqué pendant la grossesse, doit être arrêté. Dès lors, soit des mesures diététiques seules suffisent à équilibrer le diabète, soit il faut mettre en place une insulino-thérapie par injections, voire par pompe à insuline.
Lorsqu’une grossesse n’a pas été prévue, il est urgent, dès qu’elle est connue, d’équilibrer sa glycémie.

Vigilance pendant la gestation
En cas d’hyperglycémie, des complications peuvent aussi survenir dans la croissance du bébé. Si on lui apporte trop de sucre, en particulier à partir du sixième mois, le fœtus va le transformer en graisse et grossir avec un risque de macrosomie, c’est-à-dire d’un poids supérieur à 4 kg à la naissance.
Ce surpoids peut être à l’origine de troubles pulmonaires, mais surtout de difficultés à l’accouchement. Tout au long de la grossesse, la future maman doit aussi être l’objet d’un suivi particulier pour éviter des complications ophtalmologiques ou rénales. Enfin, il ne faut pas négliger le rôle de l’hérédité dans la maladie. Environ 3 % des enfants des femmes concernées par un diabète de type 1 développent à leur tour la maladie dans l’enfance, l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Pour un diabète de type 2, le risque de transmission atteint 30 à 40 %. Dans ce cas, le taux est majoré lorsque la mère était déjà diabétique pendant la grossesse.