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L’absentéisme a baissé dans les entreprises

Selon un baromètre annuel réalisé par Alma Consulting Group, l’absentéisme a baissé en 2010, avec une moyenne de 14,5 jours par salarié, contre 17,8 jours en 2009. Les arrêts maladie et les accidents du travail sont les principaux responsables de ces absences. La santé est le secteur d’activité où l’on comptabilise le plus d’absences, avec 21,3 jours par employé en 2010. A l’opposé, le BTP est celui où on en enregistre le moins, avec 11,8 jours.

Une facture santé de plus en plus élevée

Un dossier d’une vingtaine de pages, du magazine Capital analyse la « facture santé » des Français.
Avec le temps, celle-ci atteint de plus en plus leur porte-monnaie. Tant et si bien que, selon une récente enquête, près d’un quart des personnes interrogées aurait renoncé à des soins en 2010 pour des raisons financières, soit deux fois plus que l’année précédente.
La hausse du prix des soins, liée en partie aux nouveaux traitements et aux nouvelles techniques de pointe, n’est pas la seule en cause. Depuis la mise en place de la tarification à l’activité (T2A), les tarifs de l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont, par exemple, augmenté en moyenne de 60%.
Les médecins spécialistes inscrits en secteur 2 ont également leur grande part de responsabilité dans l’augmentation des frais médicaux des ménages. L’an dernier, leurs dépassements d’honoraires ont atteint 2 milliards d’euros, c’est-à-dire deux fois plus qu’il y a vingt ans, et cela, sans une meilleure qualité des soins… A cela s’ajoutent la mise en place de plusieurs franchises et la diminution du taux de remboursement d’un certain nombre de médicaments et d’actes par la Sécurité sociale.
Par exemple, les Français qui ne devaient rien débourser pour une fibroscopie, doivent maintenant régler 20 % de la note. Comme l’indique le président de la Mutualité Française, Etienne Caniard, la baisse des remboursements à l’hôpital est d’ailleurs « bien plus rapide que celle des soins de ville ! ». Selon Capital,   « la pilule est d’autant plus amère pour les patients qu’en moyenne les deux tiers des dépassements restent à leur charge, après intervention des complémentaires ».

Assurance maladie : la consultation à 23 euros booste la dépense

Les dépenses d'assurance maladie ont vivement progressé au premier trimestre 2011, avec une croissance de 3,3% supérieure à l'objectif de 2,9% (Ondam) voté par le Parlement pour l'année. L'évolution est relativement dynamique sur les soins de ville, tout particulièrement pour les remboursements de soins des généralistes ( 8,6%) à cause notamment du passage de la consultation à 23€ et de l'épidémie de grippe de début d'année. Les soins des spécialistes et dentaires sont également en nette progression (respectivement 4,4 % et 2,2%). A contrario, l'évolution du poste médicament demeure très modéré au premier trimestre ( 0,9%) et "les remboursements d'indemnités journalières poursuivent la décroissance observée depuis le milieu de l'année 2010", relève l'assurance maladie, avec un recul de 0,3% sur les trois premiers mois de l'année.

Les ventes de médicaments génériques décélèrent de manière sensible

En 2009, elles se sont élevées à 4,1 milliards d’euros, soit une hausse d’à peine 8 %. On est loin du taux de croissance annuel de 17 % en moyenne enregistré entre 2003 et 2007 ! La délivrance de génériques en France demeure l’une des plus basses du monde : 1 boîte de médicaments sur 5 est un générique, alors que l’on dépasse 1 boîte sur 2 en Allemagne, au Royaume-Uni ou aux Etats-Unis.